
lundi 9 mars 2020
Aloha Sochaux
Peu de détails sur cette 504 diesel de 1975 américaine, d'un bleu légèrement plus clair que la nôtre, sinon l'endroit où elle se trouve: Hawaï, à 12.000 km de Sochaux! On savait déjà que des 504 avaient terminé leur parcours en Alaska, mais c'est la première fois que l'on en voit une sur l'archipel du Pacifique, 50e Etat des Etats-Unis. L'auteur du message sur la page Facebook du groupe Peugeot of North America précise qu'elle ne démarre plus et qu'il en demande 1.950 dollars, ce qui, vu les coûts d'acheminement et l'appétit sans doute modéré des locaux pour ce genre de bestiau, nous paraît un peu optimiste. Admirez les photos!


vendredi 17 janvier 2020
Jumelle mal en point
Rares les 504 américaines? Oui, mais pas totalement introuvables. Exemples récents ici, ici ou encore ici. Quant à leur état, c'est une autre histoire. Encore une fois, c'est via la page Facebook des amateurs de vieilles Peugeot en Amérique du Nord que cette pépite nous est parvenue: une 504 diesel bleue, millésime 1979, soit une parfaite jumelle de la nôtre. A quelques exceptions près: il s'agit d'une désirable version à boîte manuelle, qui doit permettre d'accrocher le 0-100 km/h en moins de 25 secondes contrairement à l'automatique. Et elle n'aurait que 107 000 miles si l'on en croit le compteur (171 000 km, une jeunesse!) Côté négatif, en revanche, il faut bien reconnaître que cette voiture, disponible sur un site de vente aux enchères en Californie, à Fremont près de San Francisco, a connu des jours meilleurs: peinture passée voire rouillée par endroits, deux pneus à plat, tableau de bord fendillé par 40 ans d'ultraviolets impitoyables de la région, capot bloqué et clés très oxydées, ce qui n'est jamais bon signe. Et prendre possession de cette voiture vous rendra automatiquement débiteur vis-à-vis du bureau des immatriculations de Sacramento, puisque le précédent propriétaire a apparemment oublié de régler la bagatelle de 844 dollars de taxes! Un élément qui risque de refroidir quelques acheteurs potentiels, ou au moins de limiter l'envolée des enchères.
mardi 14 janvier 2020
C'est un complot
C'était il y a presque un demi-siècle: la presse automobile américaine découvrait la 504. Mais la toute jeune Sochalienne intéressait aussi les journaux généralistes, à l'exemple du New York Times qui, sous le titre "Foreign intrigue" (complots étrangers), passait en revue le 5 avril 1970 les nouveaux véhicules européens et japonais venus disputer aux "Big Three" de Detroit des parts de marché. Parmi eux, la Ford Capri (fabriquée en Allemagne), la Citroën SM, et la Peugeot 504. La "Grey Lady" semblait plutôt bien disposée à l'égard de la remplaçante de la 404: "une voiture familiale compacte (sic) avec des mensurations intérieures généreuses et une conception très moderne (re-sic), et un prix particulièrement bas. Elle n'a qu'un quatre-cylindres et est disponible avec une transmission automatique".
Et pour faire bonne mesure, l'article publié à l'occasion du salon automobile de New York surplombait une publicité pour la Française fraîchement débarquée, ce qui permet aussi de connaître l'adresse du concessionnaire Peugeot à Manhattan: 2 east 48th Street, non loin du Rockefeller Center et au coin de la prestigieuse Fifth Avenue. Inutile de préciser que l'endroit a depuis longtemps été déserté par les automobiles, surtout les Peugeot.
Et pour faire bonne mesure, l'article publié à l'occasion du salon automobile de New York surplombait une publicité pour la Française fraîchement débarquée, ce qui permet aussi de connaître l'adresse du concessionnaire Peugeot à Manhattan: 2 east 48th Street, non loin du Rockefeller Center et au coin de la prestigieuse Fifth Avenue. Inutile de préciser que l'endroit a depuis longtemps été déserté par les automobiles, surtout les Peugeot.
jeudi 21 novembre 2019
Toujours vivante, toujours sur ses roues
Sacrée image que cette 504 capturée tout récemment dans les rues de Brooklyn à New York! (postée sur la page Facebook de Peugeot of North America). Quarante ans de climat new-yorkais ne l'ont pas arrangée, mais sa simple présence en dit beaucoup sur la résistance du bestiau.
lundi 30 septembre 2019
Réveil de jumelle
De temps en temps, il y a des nouvelles qui font chaud au coeur sur la page Facebook des passionnés de Peugeot en Amérique du Nord, un cercle d'amateurs surtout de 403, 404, 504 et 505. Ainsi, la semaine dernière, un des membres, Bryen, montrait des photos de la sortie de léthargie d'une 504 diesel américaine (tiens) bleue (tiens, tiens) de 1979 (tiens, tiens, tiens!). A en juger par les passages de roue arrière, bien mangés par l'humidité du Pacific Northwest, puisque la voiture semble être du côté de l'Idaho ou de l'Etat de Washington, Bryen va avoir du travail de carrosserie, mais en tout cas l'Indénor a pétaradé sans problème au démarrage. Photos reproduites avec la permission de leur auteur. (Mise à jour du 14 octobre: la 504 de Bryen ressemble encore plus à la nôtre depuis qu'elle a des jantes 15 pouces de 505 turbo. Et il paraît qu'elle roule très bien!)![]() |
| Photos Bryen Goheen |
jeudi 21 mars 2019
Dis tonton (d'Amérique), pourquoi tu tousses?
En ces temps de lutte contre le réchauffement climatique, de chasse aux particules et de "diesel bashing" à tous les étages, ne croyez pas que nous ne nous sentions pas concernés. Il suffit de se tenir à proximité de la 504 yankee et d'être doté d'un nez et de poumons pour se rendre compte que depuis 40 ans, les techniques de dépollution ont fait de gros progrès. A quel point? Un voyage récent sous le capot nous a à la fois renseignés et édifiés. Car au dessus de la batterie se trouve un très intéressant autocollant réglementaire, apposé à la demande des autorités américaines, en l'occurrence l'EPA, l'agence de protection de l'environnement.
On y lit qu'en 1979 la voiture était homologuée, par mile parcouru (1,609 km), pour 2 grammes d'oxyde d'azote. Les NOx sont des émanations dangereuses pour la santé et l'environnement sur lesquelles Volkswagen a triché en 2015, provoquant un scandale mondial et le début de la fin du diesel de grande diffusion dans les gammes européennes (et sa quasi mort dans les concessions américaines, hors SUV et pick-ups). La 504 était en outre censée émettre 15 grammes par mile d'oxydes de carbone (CO), et 1,5 gramme d'hydrocarbures imbrûlés (HC), soit dans les limites réglementaires de l'époque. Or, celles-ci ont depuis spectaculairement évolué: la norme de NOx aux Etats-Unis, en 2009, était en effet de 0,07 gramme par mile, soit... 28 fois moins que ce qu'émettait notre brave Peugeot 30 ans plus tôt.
Côté Europe, une rapide règle de trois permet de comparer les émissions de la 504 diesel avec celles de sa lointaine descendante, la 508. En gros, la Sochalienne historique pollue 18 fois plus! Avant que vous ne nous tombiez dessus, sachez que fort heureusement, la 504 yankee ne roule pas tous les jours, très loin de là, et surtout pas au centre d'agglomérations denses. Mais il est évident que les progrès en matière de lutte contre la pollution ont été très nets ces quatre dernières décennies, même s'il est patent qu'il reste beaucoup à faire pour respirer sans stress.mercredi 13 février 2019
Choqués par les pare-chocs
Les versions américaines et canadiennes, elles, ont eu droit aux tristement célèbres "5 mph bumpers" rendus obligatoires à partir de 1974. L'idée de la loi sur "l'information et les économies relatives aux véhicules à moteur" de 1972, promulguée par le président Richard Nixon, était de limiter les coûts des réparations dues à de petits chocs. Les phares et autres accessoires de sécurité devaient sortir intacts d'un accident à 5 miles par heure, soit quelque 8 km/h. Conséquence, toutes les voitures se sont retrouvées du jour au lendemain affublées d'énormes et lourdes poutres s'intégrant avec plus ou moins de bonheur au design général. Les Allemandes, et en particulier les Mercedes, en ont souffert, comme le montre le coupé de 1975 à droite.
Pourtant, les 504 américaines ont d'autres atouts, à commencer par leurs doubles phares avec entourage chromé, autre héritage d'une réglementation américaine tatillonne, mais aussi de nombreuses pièces d'accastillage brillantes spécifiques, tels les logos "Peugeot" calligraphiés sur les ailes avant, les monogrammes "Diesel" à l'apparence très anguleuse, dans la lignée du "lion" Peugeot des années 1960-1970. Il faudrait concilier le meilleur des deux mondes, l'ancien et le nouveau. Et cette quadrature du cercle a une solution: les premiers millésimes! Entre 1970 et 1973, les quelques milliers de 504 arrivées sur le sol américain bénéficiaient encore des pare-chocs de dimension raisonnable. Le problème est que ces premières versions sont aujourd'hui rares, ravagées par la rouille et le découragement de leurs anciens propriétaires. On en trouve encore de temps en temps, préservées par miracle des ultraviolets et de l'oxydation, comme ce modèle vendu en juin 2018 sur "Bring a Trailer", pour une bouchée de pain. La tentation de "rétro-équiper" notre modèle de 1979 de beaux pare-chocs à l'ancienne est là, mais le gain esthétique se traduirait aussi par une perte d'authenticité et d'originalité.
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