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lundi 9 mars 2020
Aloha Sochaux
Peu de détails sur cette 504 diesel de 1975 américaine, d'un bleu légèrement plus clair que la nôtre, sinon l'endroit où elle se trouve: Hawaï, à 12.000 km de Sochaux! On savait déjà que des 504 avaient terminé leur parcours en Alaska, mais c'est la première fois que l'on en voit une sur l'archipel du Pacifique, 50e Etat des Etats-Unis. L'auteur du message sur la page Facebook du groupe Peugeot of North America précise qu'elle ne démarre plus et qu'il en demande 1.950 dollars, ce qui, vu les coûts d'acheminement et l'appétit sans doute modéré des locaux pour ce genre de bestiau, nous paraît un peu optimiste. Admirez les photos!


vendredi 17 janvier 2020
Jumelle mal en point
Rares les 504 américaines? Oui, mais pas totalement introuvables. Exemples récents ici, ici ou encore ici. Quant à leur état, c'est une autre histoire. Encore une fois, c'est via la page Facebook des amateurs de vieilles Peugeot en Amérique du Nord que cette pépite nous est parvenue: une 504 diesel bleue, millésime 1979, soit une parfaite jumelle de la nôtre. A quelques exceptions près: il s'agit d'une désirable version à boîte manuelle, qui doit permettre d'accrocher le 0-100 km/h en moins de 25 secondes contrairement à l'automatique. Et elle n'aurait que 107 000 miles si l'on en croit le compteur (171 000 km, une jeunesse!) Côté négatif, en revanche, il faut bien reconnaître que cette voiture, disponible sur un site de vente aux enchères en Californie, à Fremont près de San Francisco, a connu des jours meilleurs: peinture passée voire rouillée par endroits, deux pneus à plat, tableau de bord fendillé par 40 ans d'ultraviolets impitoyables de la région, capot bloqué et clés très oxydées, ce qui n'est jamais bon signe. Et prendre possession de cette voiture vous rendra automatiquement débiteur vis-à-vis du bureau des immatriculations de Sacramento, puisque le précédent propriétaire a apparemment oublié de régler la bagatelle de 844 dollars de taxes! Un élément qui risque de refroidir quelques acheteurs potentiels, ou au moins de limiter l'envolée des enchères.
mardi 14 janvier 2020
C'est un complot
C'était il y a presque un demi-siècle: la presse automobile américaine découvrait la 504. Mais la toute jeune Sochalienne intéressait aussi les journaux généralistes, à l'exemple du New York Times qui, sous le titre "Foreign intrigue" (complots étrangers), passait en revue le 5 avril 1970 les nouveaux véhicules européens et japonais venus disputer aux "Big Three" de Detroit des parts de marché. Parmi eux, la Ford Capri (fabriquée en Allemagne), la Citroën SM, et la Peugeot 504. La "Grey Lady" semblait plutôt bien disposée à l'égard de la remplaçante de la 404: "une voiture familiale compacte (sic) avec des mensurations intérieures généreuses et une conception très moderne (re-sic), et un prix particulièrement bas. Elle n'a qu'un quatre-cylindres et est disponible avec une transmission automatique".
Et pour faire bonne mesure, l'article publié à l'occasion du salon automobile de New York surplombait une publicité pour la Française fraîchement débarquée, ce qui permet aussi de connaître l'adresse du concessionnaire Peugeot à Manhattan: 2 east 48th Street, non loin du Rockefeller Center et au coin de la prestigieuse Fifth Avenue. Inutile de préciser que l'endroit a depuis longtemps été déserté par les automobiles, surtout les Peugeot.
Et pour faire bonne mesure, l'article publié à l'occasion du salon automobile de New York surplombait une publicité pour la Française fraîchement débarquée, ce qui permet aussi de connaître l'adresse du concessionnaire Peugeot à Manhattan: 2 east 48th Street, non loin du Rockefeller Center et au coin de la prestigieuse Fifth Avenue. Inutile de préciser que l'endroit a depuis longtemps été déserté par les automobiles, surtout les Peugeot.
jeudi 21 novembre 2019
Toujours vivante, toujours sur ses roues
Sacrée image que cette 504 capturée tout récemment dans les rues de Brooklyn à New York! (postée sur la page Facebook de Peugeot of North America). Quarante ans de climat new-yorkais ne l'ont pas arrangée, mais sa simple présence en dit beaucoup sur la résistance du bestiau.
lundi 30 septembre 2019
Réveil de jumelle
De temps en temps, il y a des nouvelles qui font chaud au coeur sur la page Facebook des passionnés de Peugeot en Amérique du Nord, un cercle d'amateurs surtout de 403, 404, 504 et 505. Ainsi, la semaine dernière, un des membres, Bryen, montrait des photos de la sortie de léthargie d'une 504 diesel américaine (tiens) bleue (tiens, tiens) de 1979 (tiens, tiens, tiens!). A en juger par les passages de roue arrière, bien mangés par l'humidité du Pacific Northwest, puisque la voiture semble être du côté de l'Idaho ou de l'Etat de Washington, Bryen va avoir du travail de carrosserie, mais en tout cas l'Indénor a pétaradé sans problème au démarrage. Photos reproduites avec la permission de leur auteur. (Mise à jour du 14 octobre: la 504 de Bryen ressemble encore plus à la nôtre depuis qu'elle a des jantes 15 pouces de 505 turbo. Et il paraît qu'elle roule très bien!)![]() |
| Photos Bryen Goheen |
mercredi 13 février 2019
Choqués par les pare-chocs
Les versions américaines et canadiennes, elles, ont eu droit aux tristement célèbres "5 mph bumpers" rendus obligatoires à partir de 1974. L'idée de la loi sur "l'information et les économies relatives aux véhicules à moteur" de 1972, promulguée par le président Richard Nixon, était de limiter les coûts des réparations dues à de petits chocs. Les phares et autres accessoires de sécurité devaient sortir intacts d'un accident à 5 miles par heure, soit quelque 8 km/h. Conséquence, toutes les voitures se sont retrouvées du jour au lendemain affublées d'énormes et lourdes poutres s'intégrant avec plus ou moins de bonheur au design général. Les Allemandes, et en particulier les Mercedes, en ont souffert, comme le montre le coupé de 1975 à droite.
Pourtant, les 504 américaines ont d'autres atouts, à commencer par leurs doubles phares avec entourage chromé, autre héritage d'une réglementation américaine tatillonne, mais aussi de nombreuses pièces d'accastillage brillantes spécifiques, tels les logos "Peugeot" calligraphiés sur les ailes avant, les monogrammes "Diesel" à l'apparence très anguleuse, dans la lignée du "lion" Peugeot des années 1960-1970. Il faudrait concilier le meilleur des deux mondes, l'ancien et le nouveau. Et cette quadrature du cercle a une solution: les premiers millésimes! Entre 1970 et 1973, les quelques milliers de 504 arrivées sur le sol américain bénéficiaient encore des pare-chocs de dimension raisonnable. Le problème est que ces premières versions sont aujourd'hui rares, ravagées par la rouille et le découragement de leurs anciens propriétaires. On en trouve encore de temps en temps, préservées par miracle des ultraviolets et de l'oxydation, comme ce modèle vendu en juin 2018 sur "Bring a Trailer", pour une bouchée de pain. La tentation de "rétro-équiper" notre modèle de 1979 de beaux pare-chocs à l'ancienne est là, mais le gain esthétique se traduirait aussi par une perte d'authenticité et d'originalité.
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samedi 10 mars 2018
La chimère du Vieux Sud
Décidément, les 504 américaines, que je pensais abonnées aux côtes Est et Ouest, censées être plus sensibles aux charmes des "imports" dans les années 1970, ont aussi trouvé dans le Vieux Sud une terre d'accueil. Comme il y a un an avec un break d'anthologie, une 504 est en effet à vendre ces jours-ci au Tennessee. Repérée sur le site Craigslist par les amateurs de voitures françaises aux Etats-Unis, cette 504 a tout de la chimère, cet assemblage de différents animaux. Carpe et lapin? Pas tout à fait, car les pièces semblent d'origine Peugeot.
Un propriétaire de 504 diesel a de toute évidence essayé de remédier à l'un de ses défauts les plus criants: son manque de puissance, et a greffé un turbocompresseur sur l'Indénor d'origine. Et voici une 504 turbo-diesel, un modèle que le Lion n'a jamais proposé. Il y a bien eu des 604 TD dès 1979 puis des 505 ainsi gonflées à l'escargot magique, mais la 504 est elle restée atmosphérique. En passant, une telle modification s'avèrerait difficile en Europe, où une nouvelle homologation serait obligatoire, mais aux Etats-Unis où rien n'empêcherait réglementairement de glisser un V8 dans une brave familiale sochalienne, ce ne sont pas quelques chevaux de plus qui vont ébouriffer le service des immatriculations.
Quelle puissance, du reste? En 2,3 litres, l'Indénor est donné pour 70 chevaux, montant à 80 pour la version turbo XD2S des 604. Ici, la caisse est plus légère, et surtout, un échangeur air-air (photo) a également été installé, ce qui doit donner encore davantage de peps à la mécanique. La boîte automatique 3HP22 de chez ZF peut encaisser ce genre de puissance et de couple, puisqu'elle équipait aussi en son temps des BMW série 7 à 6 cylindres. Mais je me pose des questions sur la vitesse de pointe de l'engin ainsi vitaminé: le rapport final de série met la zone de confort autour de 105/110 km/h, pas beaucoup plus, et le turbo ne va pas faire diminuer les décibels.
Après, se pose aussi le débat sur l'aspect de la voiture, qui n'est pas non plus d'origine. En premier lieu les phares, adaptés d'une version européenne et qui paraissent d'ailleurs mal ajustés, donnant à cette 504 un "regard" exorbité. Quant aux jantes, les mêmes que celles de la 504 qui dort dans mon garage, elles n'ont jamais été montées de série sur la berline, rappelons-le.
Et subsiste enfin la grande question du prix: à 7 900 dollars, une voiture modifiée, exotique et perdue à Huntsville, au sud de Nashville, va-t-elle trouver preneur? D'autant plus que certains défauts sont visibles sur les photos, du siège conducteur éventré à l'antenne radio manquante en passant par un essuie-glace trop grand.
Un propriétaire de 504 diesel a de toute évidence essayé de remédier à l'un de ses défauts les plus criants: son manque de puissance, et a greffé un turbocompresseur sur l'Indénor d'origine. Et voici une 504 turbo-diesel, un modèle que le Lion n'a jamais proposé. Il y a bien eu des 604 TD dès 1979 puis des 505 ainsi gonflées à l'escargot magique, mais la 504 est elle restée atmosphérique. En passant, une telle modification s'avèrerait difficile en Europe, où une nouvelle homologation serait obligatoire, mais aux Etats-Unis où rien n'empêcherait réglementairement de glisser un V8 dans une brave familiale sochalienne, ce ne sont pas quelques chevaux de plus qui vont ébouriffer le service des immatriculations.
Quelle puissance, du reste? En 2,3 litres, l'Indénor est donné pour 70 chevaux, montant à 80 pour la version turbo XD2S des 604. Ici, la caisse est plus légère, et surtout, un échangeur air-air (photo) a également été installé, ce qui doit donner encore davantage de peps à la mécanique. La boîte automatique 3HP22 de chez ZF peut encaisser ce genre de puissance et de couple, puisqu'elle équipait aussi en son temps des BMW série 7 à 6 cylindres. Mais je me pose des questions sur la vitesse de pointe de l'engin ainsi vitaminé: le rapport final de série met la zone de confort autour de 105/110 km/h, pas beaucoup plus, et le turbo ne va pas faire diminuer les décibels.
Après, se pose aussi le débat sur l'aspect de la voiture, qui n'est pas non plus d'origine. En premier lieu les phares, adaptés d'une version européenne et qui paraissent d'ailleurs mal ajustés, donnant à cette 504 un "regard" exorbité. Quant aux jantes, les mêmes que celles de la 504 qui dort dans mon garage, elles n'ont jamais été montées de série sur la berline, rappelons-le.
Et subsiste enfin la grande question du prix: à 7 900 dollars, une voiture modifiée, exotique et perdue à Huntsville, au sud de Nashville, va-t-elle trouver preneur? D'autant plus que certains défauts sont visibles sur les photos, du siège conducteur éventré à l'antenne radio manquante en passant par un essuie-glace trop grand.
dimanche 4 mars 2018
Diesel: mieux vantard que jamais
Puisque l'on parle d'anniversaires, admirez l'argumentation que développait Peugeot en 1978 pour convaincre les Américains de faire confiance aux produits de la marque, en particulier leurs moteurs diesel. Le contexte était celui de l'après-choc pétrolier de 1973 qui, combiné aux normes anti-pollution bien plus sévères décrétées dès la fin des années 1960, avait sonné le glas des moteurs colossaux (jusqu'à 8,2 litres de cylindrée pour le V8 Cadillac!) et mis la frugalité au goût du jour aux Etats-Unis. Même si leur diffusion était confidentielle, des Mercedes W123 diesel, homologuées pour des consommations bien plus basses que celles des berlines yankees de l'époque, se remarquaient de plus en plus sur les routes, dont les californiennes. Avec leur meilleur rendement, l'idée de groupes "mazout" avait aussi commencé à séduire Detroit. En 1978 justement, le puissant General Motors sortait ses premiers diesel sous les capots de Buick, Oldsmobile, Chevrolet... et Cadillac: un V8 de 5,7 litres développant 120 chevaux. Au passage, un rendement au litre deux fois plus faible que la Benz 300 D...
Autant dire que les roues arrière ne fumaient pas au démarrage, d'autant plus qu'elles étaient attachées à une lourde berline américaine de deux tonnes! Autre "péché mortel", selon la terminologie de l'excellent blog américain Curbside Classic qui disserte de longue date et de façon experte sur les errements de Detroit au pays enchanté des bougies de préchauffage et de l'huile lourde, le fait que le moteur diesel GM n'ait été qu'une adaptation "à l'arrache" d'un V8 essence. Les ingénieurs de Grosse Pointe (Michigan) n'avaient apparemment pas pris en compte quelques impératifs de conception pour ces moteurs à forte compression, comme des blocs et parties mobiles renforcés.
Dans sa littérature commerciale des "seventies", Peugeot semblait donc prescient: "nous ne construirons jamais un diesel (...) qui serait simplement un moteur essence converti au gazole". De fait, les V8 puis V6 diesel de GM se transformèrent rapidement en calamités de moins en moins ambulantes. La bronca des clients puis la chute des prix du brut au milieu des années 1980 menèrent le n°1 américain à jeter l'éponge dans sa conquête don-quichottienne des "mazout". Non sans avoir au passage durablement dégoûté les enfants de l'Oncle Sam de ce carburant. Avant que Vokswagen essaie, 30 ans plus tard, de leur vendre des diesel autrement plus performants, mais finalement pas moins polluants. Ceci est une autre histoire, qui nous éloigne beaucoup de la 504. Non que Peugeot, il y a 40 ans, n'ait pas pris quelques libertés avec la vérité.
Certes, après des expérimentations dès les années 1920, le premier diesel de tourisme au Lion, une adaptation d'un moteur d'utilitaire déjà doté d'une cylindrée de 2,3 litres (tiens, tiens, comme l'Indénor XD2 de notre 504 préférée), avait été monté sur une 402 en 1938. Ironie de l'histoire, le "fuseau Sochaux" apparu en 1935 empruntait beaucoup à la production américaine profilée de l'époque. Pour en revenir au diesel d'avant-guerre, la 402 D n'a jamais été diffusée, victime du grand souffle de l'Histoire. Il a fallu attendre 1959 et la 403 pour que le diesel s'installe dans une Peugeot. Le reste, succès des diesel en Europe lors des années 1980 et 1990, questionnement puis débâcle au début de la décennie 2010, n'était pas écrit dans les astres pour la marque sochalienne qui, il y a quatre décennies, parlait bien du moteur à gazole, même entre guillemets, comme du "moteur de l'avenir".
Autant dire que les roues arrière ne fumaient pas au démarrage, d'autant plus qu'elles étaient attachées à une lourde berline américaine de deux tonnes! Autre "péché mortel", selon la terminologie de l'excellent blog américain Curbside Classic qui disserte de longue date et de façon experte sur les errements de Detroit au pays enchanté des bougies de préchauffage et de l'huile lourde, le fait que le moteur diesel GM n'ait été qu'une adaptation "à l'arrache" d'un V8 essence. Les ingénieurs de Grosse Pointe (Michigan) n'avaient apparemment pas pris en compte quelques impératifs de conception pour ces moteurs à forte compression, comme des blocs et parties mobiles renforcés.
Dans sa littérature commerciale des "seventies", Peugeot semblait donc prescient: "nous ne construirons jamais un diesel (...) qui serait simplement un moteur essence converti au gazole". De fait, les V8 puis V6 diesel de GM se transformèrent rapidement en calamités de moins en moins ambulantes. La bronca des clients puis la chute des prix du brut au milieu des années 1980 menèrent le n°1 américain à jeter l'éponge dans sa conquête don-quichottienne des "mazout". Non sans avoir au passage durablement dégoûté les enfants de l'Oncle Sam de ce carburant. Avant que Vokswagen essaie, 30 ans plus tard, de leur vendre des diesel autrement plus performants, mais finalement pas moins polluants. Ceci est une autre histoire, qui nous éloigne beaucoup de la 504. Non que Peugeot, il y a 40 ans, n'ait pas pris quelques libertés avec la vérité.
Certes, après des expérimentations dès les années 1920, le premier diesel de tourisme au Lion, une adaptation d'un moteur d'utilitaire déjà doté d'une cylindrée de 2,3 litres (tiens, tiens, comme l'Indénor XD2 de notre 504 préférée), avait été monté sur une 402 en 1938. Ironie de l'histoire, le "fuseau Sochaux" apparu en 1935 empruntait beaucoup à la production américaine profilée de l'époque. Pour en revenir au diesel d'avant-guerre, la 402 D n'a jamais été diffusée, victime du grand souffle de l'Histoire. Il a fallu attendre 1959 et la 403 pour que le diesel s'installe dans une Peugeot. Le reste, succès des diesel en Europe lors des années 1980 et 1990, questionnement puis débâcle au début de la décennie 2010, n'était pas écrit dans les astres pour la marque sochalienne qui, il y a quatre décennies, parlait bien du moteur à gazole, même entre guillemets, comme du "moteur de l'avenir".
vendredi 2 février 2018
2018, la 504 quinqua
Pour tous les amateurs de 504, l'année 2018 va revêtir une signification particulière. Cela fera en effet 50 ans en septembre que la robuste berline sochalienne a pointé le bout de son capot au salon de Paris. Sa présentation, initialement prévue en mai, avait été bousculée par la révolte étudiante et surtout la grève générale, mais c'est une autre histoire que la bourgeoise franc-comtoise a ensuite écrit. En près de 40 ans de production (1968-2005), en France puis au delà, de la Chine à l'Argentine en passant par la Thaïlande et le Kenya, elle reste encore aujourd'hui l'une des Peugeot les plus vendues. Et témoin de sa robustesse et d'une cote de sympathie qui ne cesse de grimper, des dizaines de milliers de 504 roulent toujours sur toutes les routes du monde. En France, elles se font un peu plus rares dans les annonces et sur le bord des routes, tandis que les prix commencent à grimper même au delà des chouchous des collectionneurs que sont les modèles coupé et cabriolet.
Il y a évidemment un monde entre la gracile fille de la 404, sans accastillage ni fioritures, exposée aux regards des journalistes aux premières heures du "Salon 1968" et sa lointaine descendance américaine, millésime 1979, dont ce blog traite, alourdie de pare-chocs brutaux et autres protections hasardeuses imposées par la réglementation fédérale. Mais la ligne générale ne change pas et rend la 504 reconnaissable du premier coup d'oeil. Je peux en témoigner, le modèle attire beaucoup de sympathie.
Le plus bel hommage que l'on puisse rendre aux ingénieurs, stylistes et ouvriers de Pininfarina et Peugeot d'il y a 50 ans reste encore de rouler dans leurs créations et de ramener les admirateurs et curieux des années en arrière, entre choc esthétique, picotements de fumée de gasoil garantie sans filtre à particules et grincements des ressorts de sièges en skaï pleine fleur. Bonne route aux 504istes en 2018, et tant qu'il sera possible de le faire encore, dans les années qui suivront. Pour commencer, rendez-vous à Rétromobile, le salon de la voiture ancienne, qui va fêter à la jeune quinquagénaire de la marque au lion du 6 au 11 février au Parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris.
Il y a évidemment un monde entre la gracile fille de la 404, sans accastillage ni fioritures, exposée aux regards des journalistes aux premières heures du "Salon 1968" et sa lointaine descendance américaine, millésime 1979, dont ce blog traite, alourdie de pare-chocs brutaux et autres protections hasardeuses imposées par la réglementation fédérale. Mais la ligne générale ne change pas et rend la 504 reconnaissable du premier coup d'oeil. Je peux en témoigner, le modèle attire beaucoup de sympathie.
Le plus bel hommage que l'on puisse rendre aux ingénieurs, stylistes et ouvriers de Pininfarina et Peugeot d'il y a 50 ans reste encore de rouler dans leurs créations et de ramener les admirateurs et curieux des années en arrière, entre choc esthétique, picotements de fumée de gasoil garantie sans filtre à particules et grincements des ressorts de sièges en skaï pleine fleur. Bonne route aux 504istes en 2018, et tant qu'il sera possible de le faire encore, dans les années qui suivront. Pour commencer, rendez-vous à Rétromobile, le salon de la voiture ancienne, qui va fêter à la jeune quinquagénaire de la marque au lion du 6 au 11 février au Parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris.
mercredi 16 août 2017
L'Afrique, c'est chic?
Une fois de plus, les publicitaires commandités par Peugeot aux Etats-Unis ont osé. Osé essayer de vendre aux Américains la "voiture de l'Afrique", un continent où, assuraient-ils à la fin des années 1970, "il n'y a presque pas de routes". Un brin condescendant? Et 40 ans plus tard, on ne peut que spéculer sur la familiarité des acheteurs d'automobiles de Californie, royaume des autoroutes urbaines, avec les conditions de circulation dans les faubourgs de Ouagadougou, d'Abidjan ou de Lagos...
samedi 11 mars 2017
Quelque chose d'intéressant au Tennessee
Un tiers de siècle après la fin de la commercialisation de la 504 aux Etats-Unis, les exemplaires survivants sont non seulement rares mais surtout dans un état proche du retour à la terre. Point de tout cela avec cette 504 break diesel de 1982 en vente au Tennessee. Elle est non seulement en état extérieur superbe mais en plus dotée d'équipements désirables comme le régulateur de vitesse, la climatisation et une sellerie refaite à neuf.
Bémol, les sièges s'en retrouvent dépareillés, la climatisation a rendu l'âme et les vitres ne sont pas électriques, tandis que la boîte de vitesses s'avère être une triste automatique ZF 3 rapports. Le 2,3 Indénor de 70 chevaux couplé à une telle transmission ne doit pas faire parler la poudre et le "cruise control" s'apparente donc plutôt à un "régulateur de lenteur". La 504 yankee, une berline, a déjà du mal à soutenir la cadence en ville, donc que dire d'un break alourdi de plusieurs centaines de kilos de bonne tôle sochalienne?
Après, il y a le prix. 13 000 dollars américains, même pour 43 000 miles (moins de 70 000 km), cela donne à réfléchir. Le marché n'est toutefois pas très loin, apparemment: sur eBay, où ce salon de skaï et marqueterie laminée était proposé il y a quelques semaines, les enchères ont atteint 11 000 dollars. L'annonce du groupe PSA, propriétaire de Peugeot, sur un retour aux Etats-Unis d'ici à 2026 a-t-il sorti les Américains de leur léthargie vis-à-vis de ses anciens produits? Plus certainement, quelqu'un s'est dit à raison que de telles occasions ne se représentaient que rarement, et a sorti son carnet de chèques.
Signe du côté exceptionnel de la voiture, l'annonce sur Craigslist, le "Bon coin" américain, a retenu l'attention du site Bring a Trailer, qui piste les véhicules exceptionnels et/ou rares à la portée de la plupart des bourses. Il suffit de lire les commentaires avertis pour se rendre compte de la réputation que la 504 conserve chez les Américains qui en ont fait l'expérience il y a trois ou quatre décennies: confortable, solide (un lecteur se vante d'avoir cassé le moteur à... 729 000 miles soit 1,2 million de km!), mais dans cette définition diesel automatique, très lente.
Exemple d'un ancien conducteur qui se rappelait avoir franchi le col de Sepulveda sur l'autoroute 405 entre le nord et le sud de Los Angeles: "j'ai découvert que la pédale située à droite du frein n'était pas l'accélérateur, mais la commande du volume"!
Plus généralement, les commentateurs estiment que 13 000 dollars fait un peu beaucoup, surtout vu que la voiture, certes repeinte (état pré-peinture ici), n'est pas en état 100% concours. D'autres font remarquer qu'en 2015, la célèbre maison Mecum a adjugé le même genre de voiture, avec seulement 18 000 miles (29 000 km) pour... 23 000 dollars.
vendredi 9 décembre 2016
En pièces
Voici une publicité qui a dû faire grincer quelques dents chez les Américains qui s'étaient laissé séduire par les arguments de la "Mercedes française". Car maintenir en état de marche une 504 aux États-Unis une fois que Peugeot avait plié bagage n'était ni simple, ni bon marché. Combien de Peugeot ont été abandonnées ou mises à la casse pour incapacité des mécaniciens américains à localiser une pièce ou même l'origine de la panne de ces voitures exotiques?
vendredi 2 décembre 2016
Five years, what a surprise
Cinq ans déjà que la 504 américaine a débarqué dans mon garage. Légalisée, révisée et désormais repeinte, elle devrait reprendre sérieusement la route en 2017. Encore un peu de patience, donc.
lundi 25 juillet 2016
Ne nous laissons pas démonter
Grâce à la semaine spéciale Peugeot de l'essentiel blog américain Curbside Classic, le web n'a jamais autant foisonné de 504 américaines. Cette fois-ci, le site d'historiens automobiles amateurs a déniché et scanné un numéro d'août 1975 du magazine Road Test. Ce dernier avait (censément) mené la vie dure à une 504 diesel pendant 50.000 miles (80.000 km) pour en tirer des conclusions sur la fiabilité à long terme d'une voiture doublement bizarre aux yeux des Américains: Française ET et diesel. Le résultat? Apparemment excellent: pas d'usure anormale des éléments mécaniques, un moteur comme neuf, au point que Road Test parle de "voiture pour la vie", ce qui reprend mot pour mot la communication de Peugeot! Avec 40 ans de recul, personne ne sera étonné du constat de solidité d'un Indénor.
Mais il y a un gros bémol qui en dit beaucoup sur la rigueur du test tel que mené par ces journalistes américains. En effet, sur les 50.000 miles, 30.000 ont été effectués sur une piste d'essais fermée, donc pas du tout en conditions réelles. Et l'on apprend au fil de l'article que l'huile moteur de la 504 a été changée... tous les 2.500 km, faute de quoi elle aurait perdu ses qualités de lubrification. Curbside Classic note que peu de conducteurs ont dû respecter ces intervalles, ce qui expliquerait que peu de 504 diesel du début des années 1970, soit équipés du 2.112 cm2 XD90, aient survécu en Amérique du Nord. Le XD2 de 2.304 cm2, de conception plus durable, supporte des vidanges tous les 5.000 km. Et par bonheur, c'est celui dont la 504 yankee est équipé. En résumé: la 504, c'est du béton, mais ce n'est pas grâce à Road Test que cela aura été démontré. En tout cas l'article a beaucoup plu à Peugeot qui en a fait une publicité dans la foulée (ci-contre).
(Images et source via Curbside Classic)
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vendredi 8 avril 2016
Le Grand Satan c'est l'oxydant
![]() |
| Une 504 américaine des premiers millésimes dans une casse de l'Idaho. (photo: Santiago Ziegler) |
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lundi 14 mars 2016
Il y a comme un malaise
Les Américains ont une expression pour décrire la fin des années 1970, entre le retrait du Vietnam et l'élection de Ronald Reagan: "The malaise era", soit "l'époque du malaise". Une période de chocs pétroliers, de désindustrialisation (déjà), de chômage rampant et, pour les automobiles, de mutations douloureuses entre les "barges" des années 1960 et des voitures un peu plus petites et moins gourmandes. La 504 américaine dont il est question ici, vendue en 1979 en Californie, reflète aussi ces temps troublés où les Etats-Unis se cherchaient. D'où le clin d'œil de l'autocollant électoral qui orne sa lunette arrière. Non, ce n'est pas un original de 1980, quand Jimmy Carter cherchait à rempiler à la Maison Blanche pour quatre années supplémentaires, mais le design correspond.jeudi 26 novembre 2015
Lionne - bureaucratie: 1-0
La 504 yankee est désormais autorisée à dévorer le bitume hexagonal. Mais cela ne s'est pas fait tout seul! Immatriculer en France une voiture importée en dehors des frontières de l'Union européenne nécessite en effet de rassembler une grosse pile de documents dûment tamponnés et certifiés, et un parcours du combattant bureaucratique. Et le fait que la voiture soit sortie en 1979 d'une usine franc-comtoise ne change rien à l'affaire: elle n'a pas été homologuée à l'origine pour rouler en France.
Arrivée en région parisienne à l'été 2014 via le Havre en provenance de Baltimore, la lionne a été admise sur le sol français à titre temporaire, munie de ses plaques américaines. Les douanes ont délivré un formulaire "846A", certificat de dédouanement, qui permet de circuler en France pendant trois mois. La voiture étant à mon nom depuis plus d'un an, je n'ai pas eu de droits de douane ni de TVA à acquitter, c'est déjà ça!
Je pensais voir le bout du tunnel. Que nenni. Un premier contact avec la sous-préfecture s'est soldé par une liste de documents à produire, parmi lequel "un quitus fiscal que vous demandez à votre centre des impôts qui justifie l'acquittement de la TVA". Je me présente donc au centre des impôts dès l'ouverture et la sympathique fonctionnaire qui me reçoit n'a aucune idée de ce que je demande. En fait, le fameux "quitus fiscal" est... le certificat de dédouanement 846A. Il fallait le dire!
Je me présente ensuite à la sous-préfecture, avec sous le bras les pièces suivantes:
- Formulaire cerfa 13750*05 (demande de carte grise)
- Certificat 846A des douanes
- Attestation FFVE
- Contrôle technique
- Preuve de domicile
- Pièce d'identité
- Certificat de cession
- Certificat de conformité partielle de Peugeot
- Un chèque en blanc
Une demi-heure de queue plus tard, dans le hall encombré et surchauffé de la sous-préfecture, c'est d'une main légèrement tremblante que je dépose la liasse de documents devant la préposée idoine. Et de fait, elle fronce les sourcils quand elle se rend compte que je suis en train d'importer une voiture française de 36 ans d'âge sur le territoire français, et qu'elle n'est pas aux normes françaises. Deux aller-retour sont nécessaires avec sa hiérarchie pour vérifier dans quelles cases administratives un tel spécimen peut rentrer. "Bon, ben je vais la prendre", finit-elle par glisser, presque dépitée.
Le reste n'est que félicité, ou presque. Un passage en caisse et, guillerette, une autre employée chargée d'annoncer les bonnes nouvelles s'exécute: "voici votre certificat européen!" Joie. La carte grise définitive arrivera en recommandé quelques jours plus tard.
Arrivée en région parisienne à l'été 2014 via le Havre en provenance de Baltimore, la lionne a été admise sur le sol français à titre temporaire, munie de ses plaques américaines. Les douanes ont délivré un formulaire "846A", certificat de dédouanement, qui permet de circuler en France pendant trois mois. La voiture étant à mon nom depuis plus d'un an, je n'ai pas eu de droits de douane ni de TVA à acquitter, c'est déjà ça!
La suite des formalités s'est révélée moins facile. D'abord, il a fallu obtenir un contrôle technique valide. La 504 l'a réussi du premier coup, après quelques menues réparations. L'idée était de faire passer la voiture en carte grise normale, et je me suis rapproché de la DRIRE (ex-service des Mines) de mon département pour une réception à titre isolé. Mais il m'a été indiqué que ce service renvoyait les voitures de plus de 30 ans vers une autre filière, celle des cartes grises collection. Retour donc au départ. Dans ce cas, il faut envoyer à la Fédération française des véhicules d'époque (FFVE) une demande "d'attestation de datation et caractéristiques", en présentant le certificat d'immatriculation étranger, le certificat de cession (retrouvé de justesse chez l'ancien propriétaire, trois ans plus tard...), des photos de la voiture, du numéro de série et du moteur. Il ne reste plus qu'à signer un chèque de 60 € et à prier très fort... Par précaution, j'ai rajouté au dossier le certificat de conformité partiel obtenu de la maison-mère Peugeot spécifiant que des 504 avec moteur 2.304 cm3 et boîte automatique trois vitesses avaient été homologuées en France. Et miracle, un beau matin, j'ai reçu ça par la poste:
Je me présente ensuite à la sous-préfecture, avec sous le bras les pièces suivantes:
- Formulaire cerfa 13750*05 (demande de carte grise)
- Certificat 846A des douanes
- Attestation FFVE
- Contrôle technique
- Preuve de domicile
- Pièce d'identité
- Certificat de cession
- Certificat de conformité partielle de Peugeot
- Un chèque en blanc
Une demi-heure de queue plus tard, dans le hall encombré et surchauffé de la sous-préfecture, c'est d'une main légèrement tremblante que je dépose la liasse de documents devant la préposée idoine. Et de fait, elle fronce les sourcils quand elle se rend compte que je suis en train d'importer une voiture française de 36 ans d'âge sur le territoire français, et qu'elle n'est pas aux normes françaises. Deux aller-retour sont nécessaires avec sa hiérarchie pour vérifier dans quelles cases administratives un tel spécimen peut rentrer. "Bon, ben je vais la prendre", finit-elle par glisser, presque dépitée.
Le reste n'est que félicité, ou presque. Un passage en caisse et, guillerette, une autre employée chargée d'annoncer les bonnes nouvelles s'exécute: "voici votre certificat européen!" Joie. La carte grise définitive arrivera en recommandé quelques jours plus tard.
samedi 28 février 2015
Entre les gouttes
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| Avant le départ, la Lionne prête à rugir |
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| La navigation à travers les âges |
Afin d'éviter le trafic, j'ai décidé de partir très tôt. C'est donc dans une ville encore bien endormie, à 5h00 du matin, que la 504 yankee a fait résonner le doux murmure de son moteur Indénor (tiens, il va sans doute falloir réparer aussi l'échappement...). Evidemment, hors de question de prendre l'autoroute: la Lionne est encore vaillante mais il ne faut pas non plus lui demander des miracles en vitesse de pointe.
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| Atlantique en vue |
Paradoxalement, c'est à partir de la Bretagne que le voyage est devenu un peu plus pénible. D'abord, de 90, la vitesse autorisée est passée à 110. Or, la 504 a été vendue aux Etats-Unis à une époque où, dans la foulée de la crise pétrolière, il n'était pas possible de dépasser les 55 miles à l'heure (88 km/h) en pointe, même sur autoroute. Cela a bien changé depuis.
Les ingénieurs de Peugeot ont donc équipé cette 504 d'une boîte de vitesses automatique qui permet un fonctionnement idéal du moteur à environ 90 km/h. Passé cette limite, on sent que le moulin proteste et fatigue. Bref, il m'a paru plus sage de rester autour de 105 km/h, avec l'avantage de ne pas craindre les radars et de toujours pouvoir dépasser les camions.
| Hop, à l'abri! |
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| La récente et pertinente Une d'Auto Plus |
samedi 14 février 2015
La 504 sur son 31 via la N12
Après avoir franchi 5 000 km d'océan, la 504 yankee s'apprête à affronter un autre défi: traverser la France sur 600 km pour rejoindre le Finistère où elle se refera une beauté. Mais malgré la vaillance de l'Indénor, il paraît difficile d'envisager de recourir aux autoroutes pour gagner le pays des menhirs et des fermes porcines industrielles. Faute de boîte de vitesses adaptée, la belle trentenaire manque en effet de vitesse de pointe, culminant à 115 km/h maxi dans un tintamarre de mauvais augure pour sa segmentation. La grande transhumance, fin février, se fera donc par la bonne vieille nationale 12. Un compte-rendu détaillé ici dans les toutes prochaines semaines. En espérant qu'il ne pleuvra pas trop!
En vedette américaine
Les amateurs d'automobiles "expérimentées" sont grégaires et je n'ai pas manqué l'occasion d'aller faire connaissance avec d'autres propriétaires d'anciennes, en l'occurrence à Bailly dans les Yvelines, où chaque mois se réunissent les lecteurs de Gazoline, le magazine qui aime les "populaires". L'irruption de la 504 yankee lors de la réunion de septembre entre 4CV, Dauphine et autres jalons de l'automobile française des Trente glorieuses a suscité pas mal d'intérêt. J'ai même été interviewé par le patron de Gazoline, Jean-Jacques Dupuis, pour un compte-rendu vidéo de l'événement, l'occasion de revenir sur le "jeu des sept erreurs" entre une 504 américaine et un modèle destiné au marché français. Au fait, les essuie-glaces de travers ne font pas partie de cette catégorie. Les balais ont cessé de fonctionner dès qu'il s'est mis à pleuvoir! Un nouvel alinéa sur la déjà longue liste des défauts à corriger pour que la Lionne puisse rugir en toute sécurité dans la campagne française.
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