Voilà une publicité à la fois datée (1971, c'est l'apogée du programme Apollo, triomphe technologique américain s'il en est) et complètement décalée: vanter l'espace d'une Peugeot 504 en pleine époque des "luxo-barges", ces énormes voitures américaines de 5,50 mètres de long à l'appétit vorace, c'est au moins optimiste. D'autant plus que les concurrentes américaines directes de la Sochalienne à l'époque, comme les Dodge Dart, Plymouth Valiant ou Ford Falcon, étaient au moins 20 cm plus longues qu'elle. Oui, la 504 qui avec ses 4,50 m de pare-choc à pare-choc représentait le haut de gamme de Peugeot en Europe, devait lutter sur le sol américain avec les plus petites automobiles des constructeurs locaux, les "compacts" en anglais dans le texte.
De fait, 42 ans plus tard, la 504 fait toujours figure de poids léger dans la circulation américaine, où les porte-avions des années 1960 et 1970 ont fait place aux 4x4 ou "crossovers", ces voitures à l'allure de tout-terrain mais basées sur des berlines. Et une 504, aujourd'hui, rend 3 cm à une Ford Focus. Mais retraversons l'Atlantique: ce sont à quelques millimètres près les mensurations du milieu de gamme actuel de Peugeot, la 308 break.
A noter sur cette publicité, deux curiosités: les pare-chocs chromés de type européen, avant que l'administration fédérale n'impose fin 1972 les "poutres" censées protéger les carrosseries lors d'accidents à moins de 8 km/h, et l'apparition fugace de la 304, modèle qui fut écoulé à quelques centaines d'exemplaires aux Etats-Unis au début des années 1970 mais n'a laissé aucune trace dans la conscience collective.
jeudi 7 mars 2013
Houston, nous avons un problème
samedi 2 mars 2013
Ici, c'est le choc et la consternation
Le genre de vidéo qui impressionne! Voici une 504 américaine de 1979, en tout point identique à la Yankee, sacrifiée en 1980 par la NHTSA, l'administration fédérale de la sécurité des transports routiers. Depuis des décennies, cette agence fait subir aux véhicules vendus sur le sol américain des crash-tests filmés, histoire d'informer les acheteurs de leurs chances de survie en cas d'accident frontal à 50 km/h, le cas de figure retenu ici. Autant dire que les perspectives ne sont pas bonnes, s'agissant d'une voiture d'aujourd'hui près de 50 ans de conception. Il va falloir réfléchir, une fois que la rénovation du véhicule sera terminée, à l'acquisition d'un trèfle à quatre feuilles, d'une patte de lapin et d'une médaille de Saint-Christophe...
mardi 26 février 2013
Au tableau! (première partie)
Le temps est venu de passer au plat de résistance, la "grosse pièce" comme disent nos cousins québécois: le remplacement de la casquette de tableau de bord. L'originale, datant de 1979, était endommagée par plus d'un quart de siècle de rayons de soleil sud-californiens, zone qui subit le même genre de climat que l'Andalousie. Lors de la sortie "pillage people", j'avais récupéré la même pièce en parfait état, bien qu'elle soit issue d'un modèle de 1975, et pour bien moins cher que sur eBay. Mais contrairement à ma Sochalienne, cet exemplaire avait passé près de 40 ans sous les nuages du New Jersey ou de la Pennsylvanie. Et quelle différence! Regardez plutôt:
La pièce va-t-elle s'adapter sans anicroche? Le tableau de bord de la 504, déjà admiré pour sa fonctionnalité, retrouvera-t-il son brillant d'antan? Vous le saurez d'ici quelques jours. Voici en attendant à quoi ressemble le poste de pilotage dégarni.
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| En bas, la casquette originale, en haut le remplacement. Les deux pièces sont exactement de même taille, la différence sur la photo est un effet d'optique. |
La pièce va-t-elle s'adapter sans anicroche? Le tableau de bord de la 504, déjà admiré pour sa fonctionnalité, retrouvera-t-il son brillant d'antan? Vous le saurez d'ici quelques jours. Voici en attendant à quoi ressemble le poste de pilotage dégarni.
lundi 25 février 2013
Coup de jeune pour les coudes
Petit à petit, la 504 yankee retrouve forme humaine (c'est une image). Hier dimanche, premier jour ensoleillé et à plus de 10°C sur la région de Washington depuis longtemps, a été consacré à une opération qui s'imposait: le remplacement du combiné poignée-accoudoir de la porte avant droite, qui comme vous pouvez le voir, avait souffert des ultra-violets ultraviolents: il avait fondu! J'avais prélevé un exemplaire sale mais en bon état sur une "donneuse" dans le New Jersey il y a quelques semaines (voir post "Pillage people") et quelques tours de tournevis cruciforme plus tard, l'esthétique a beaucoup gagné. Un jour, oui, je réussirai à localiser une garniture de porte en meilleur état...
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| Avant... |
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| ... et après. |
mardi 12 février 2013
Pillage People
C'est l'hiver, et la 504 yankee, qui n'aime ni la pluie ni la neige, reste bien au sec dans son garage en attendant le retour des bourgeons. Mais le dossier de remise en beauté de la Sochalienne est déjà sorti d'hibernation pendant le week-end dernier. Comme je l'ai déjà expliqué il y a quelques mois, l'intérieur de cette voiture ayant passé un quart de siècle sous le soleil impitoyable de Californie a subi des ultra-violets l'irréparable outrage, et je restais depuis longtemps à l'affût d'un exemplaire sur la côte Est qui aurait connu une carrière moins éblouissante. La patience a fini par payer.
Samedi dernier donc, j'ai pris l'autoroute de New York pour explorer une friche industrielle où un casseur entreposait non pas une, mais deux 504. Une berline GL de 1975 et un break diesel de 1981, ayant toutes deux fait carrière sur la côte Est, mais ayant pris leur retraite depuis de longues années, à en juger par l'état épouvantable de leur carrosserie. A l'intérieur, en revanche, j'ai trouvé mon bonheur, avec un volant en bon état, un haut de tableau de bord immaculé, et des dizaines d'autres pièces de rechange plutôt bien conservées. Il n'y a plus qu'à jouer au mécano et au Meccano!
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| Davantage de trous que de carrosserie! |
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| Dentelle d'acier sochalienne |
vendredi 4 janvier 2013
Icône africaine et européenne, repoussoir américain
La 504, 30 ans après sa disparition des concessions françaises (hors pick-up), garde encore une solide réputation sur les routes du Maghreb et d'Afrique, même si les Japonaises plus récentes lui taillent des croupières sur le marché des taxis interurbains. Mais pourquoi cette voiture, à laquelle les collectionneurs européens commencent à s'intéresser, a-t-elle une aussi mauvaise réputation aux Etats-Unis, au point que les rares exemplaires restants s'échangent pour une poignée de billets verts? En ce début d'année 2013, le site américain spécialisé dans la nostalgie automobile Curbside Classic apporte plusieurs éléments de réponse. La 504, héritière d'une lignée de voitures simples et rustiques connues pour leur fiabilité (203, 403, 404), a dû, pour répondre aux exigences du marché américain, recevoir des équipements anti-pollution, mais aussi de confort (climatisation, vitres électriques, assistance de direction) qui l'ont alourdie et compliquée, autant de pannes potentielles supplémentaires. Mais l'article dit aussi que bien menées et entretenues , les 504 américaines peuvent réserver de grands bonheurs à leurs propriétaires!
vendredi 7 décembre 2012
Fumeuse avec filtre
Quand la technologie des années 2010 rencontre les formes des années 1960, on obtient des photos "hipstamatic" et "instagram" qui rappellent les images jaunies sorties des albums photo d'il y a 40 ans. De temps en temps, j'essaierai de mettre sur ce blog des images ainsi "filtrées" de la Sochalo-américaine.
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